Formation à la prédication 

Formation-prédication-2017-18

Ci-dessous les notes d'étudiants de trois interventions du 25/11/17

Passer du texte à la Parole vivante - Professeur Frédéric Chavel

Le sens du culte – Professeur Nicolas Cochand

Que prêcher ?  - Anne-Laure Danet, pasteure à Paris-Montparnasse

 

Passer du texte à la Parole vivante Professeur Frédéric Chavel 25/11/2017

Frédéric Chavel: professeur de dogmatique à l’IPT
Docteur en théologie de l’Université de Genève, spécialiste de la prise en compte de la tradition dans la théologie protestante
Pasteur luthérien ( Paris, Nice..) 16 ans de ministère en paroisse

1/ Présentation des participants et préambule

Dans ces présentations revient souvent le mot de « formation »
F.C revient sur l’importance de la formation:
Dans certaines églises, on considère que l’Esprit Saint est comme un éclair qui traverse tout, comme une fulgurance ni précédée ni suivie et donc que les prédicateurs peuvent se laisser porter: donc pas de préparation nécessaire; l’Esprit Saint est à l’oeuvre.

Ce n’est pas tout à fait la vision de l’Esprit Saint dans l’EPUF
Dans la théologie de la Réforme l’Esprit Saint passe aussi par la vie des hommes, par l’échange, par la réflexion, la formation, le travail: toutes les formes de ministère dans l’église exigent qu’on se forme.
Cette formation à la prédication de l’IPT initie une formation continuée.
3 manières de poursuivre via l’IPT:
- Suivre un cours public un samedi par mois (1 enseignant,1 thème)
- Suivre un cours à distance; modules au choix
- Suivre un cursus ordinaire d’étudiant

2/ Réflexion proposée aux participants:

Chacun pense à une prédiction qui l’a marquée..mais une prédication entendue il y a longtemps, dans son enfance ou sa jeunesse (penser dans le long terme) : qu’est ce qui vous a marqué ? que pensez-vous que cette prédication vous apporte aujourd’hui ?
Recueil et partage des témoignages.

FC insiste sur le fait qu’étant actuellement dans une société de l’instantanéité, il faut considérer ce qu’une prédication peut apporter dans le long terme, comment elle nous met en marche longtemps après, de façon profonde; parfois, ce qui a été entendu n’a pas d’impact immédiat mais chemine progressivement dans l’inconscient et finalement touche en profondeur.

3/ Pour éclairer le thème de la séance « Passer du texte à la Parole vivante: Réflexion autour de 3 questions : Le fait que le texte devienne Parole vivante vient- il
du rapport à l’auditeur ?
du texte lui même ?

du prédicateur ?

3.1 / Rapport à l’auditeur : est ce qu’une prédication devient vivante parce qu’elle part de la vie de l’auditeur ? quel rapport à l’auditeur doit -on avoir ?
Une vision simpliste consisterait à dire que le texte devient vivant dès l’instant qu’il touche l’auditeur: d’où la tentation de travailler la prédication en fonction de l’auditoire, de ce qu’on pense qu’il attend....on risque alors de se détourner de l’objet profond.

Il est important de ne pas trop se focaliser sur l’auditoire car on se met alors à imaginer ce qu’il attend, ce qu’il vit etc...il y a là même une question ed respect: on ne sait pas tout de ce que vivent les auditeurs, de ce qu’ils ressentent...
Surtout dans les paroisses « profilées », « étiquetées », ne pas partir du pré- supposé qu’on sait ce qu’ils attendent (sinon on enferme les gens dans des préjugés).

Il faut faire confiance aux auditeurs: le côté vivant de la prédication vient du fait qu’on fait confiance à l’auditeur.page1image27360 page1image27520 page1image27680 page1image27840 page1image28000

Cependant, bien sûr qu’il faut tenir compte des circonstances etc..on ne prêche pas de la même façon devant des enfants, dans un hôpital ou devant des étudiants...

3.2/ Rapport au prédicateur : est-ce que ce sont les qualités du prédicateur qui rendent la parole

vivante ?
Luther dans ses » propos de table « distingue le bon prédicateur et le prédicateur qui plait au monde (en 6 points) :

  • Le prédicateur qui plait au monde (comme les gens les aiment) c’est:

    - être savant
    - ne pas avoir de défaut de prononciation
    - être éloquent
    - être gentil de sa personne
    - ne pas demander de l’argent mais en distribuer (rendre les choses faciles, alléger la vie et la conscience)
    - dire des choses qui font plaisir à entendre

  • Le « bon » prédicateur (ceux qui enseignent les gens du commun de la manière la plus simple) - être capable d’enseigner les gens avec une belle rigueur et une belle méthode (c’est à dire la formation mise au service de l’autre)
    - avoir la tête bien faite (pour que notre parole soit claire et porteuse)

    - être éloquent (dans le sens : prononcer un discours mis au service de l’autre)
    - avoir une bonne voix (aspect dynamique du message/passage vers l’autre)
    - avoir une bonne mémoire (bien maitriser, intérioriser, s’approprier suffisamment sa prédication pour que le texte ne soit qu’un outil au service du message)
    - savoir s’arrêter
    être sûr de son fait et y mettre son zèle
    risquer sa santé et sa vie, son bien et son honneur (c’est à dire être aussi prêt à décevoir..)

    3.3 Rapport au texte: la vie viendrait-elle du texte ?

    Cette vision se heurte à 2 écueils:
    - Prêcher sans le texte :injecter de la vie en racontant des anecdotes personnelles
    - Prêcher seulement le texte: certains prédicateurs ont un peu peur de la potentialité vivante du

    texte donc ils paraphrasent; ils rétrécissent et enferment le texte en lui même et terminent

    parfois par une morale; ce faisant, ils enlèvent la vie du texte.
    - Le côté vraiment vivant de la prédication,c ‘est le message, l’interprétation

    Il existe nécessairement un travail d’interprétation qui se produit entre le texte et le prédicateur. La Parole de Dieu prend vie dans son rapport au lecteur, dans le lien qui se crée entre la Parole et le lecteur

    A noter qu’il existe plusieurs points de vue à ce sujet:
    - Approche spiritualiste: l’Eprit Saint passe via le prédicateur (pas à travers le texte)
    - Approche bibliste: la Parole de Dieu est contenue dans les mots de la Bible, dans le texte en

    tant que texte
    - Approche de L’EPUF: la Bible n’est pas vivante mais elle est traversée par la Parole de Dieu qui

    est vivante.La Parole de Dieu se découvre quand le pont s’établit entre un texte et un lecteur. Luther et Calvin insistent beaucoup sur la différence entre « scriptural» (le texte) et « viva vox » (message qui traverse le texte, résonnant, mobile dynamique).

    4. Alors,finalement qu’est ce qui fait que la prédication est une Parole vivante ? La parole de Dieu est interprétation


    La question n’est pas: « est ce que moi, j’arrive à interpréter la parole de Dieu ? (dans ce cas là, je suis le sujet et la Parole est l’objet )
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    C’est le contraire: c’est Dieu qui est le sujet, cette Parole passe par la Bible et c’est nous qui sommes interprétés par elle; c’est nous qui nous laissons pénétrer par elle. 

Ce rapport vivant d’interprétation entre la Bible et nous est à la fois individuel et collectif dimension collective= Synodalité:

Quand vous préchez dans une communauté chrétienne, vous accomplissez un acte de cette communauté; vous accomplissez un ministère qui n’est pas votre propriété privée mais qui s’inscrit dans la communauté: l’église est une communauté de partage de la Parole de Dieu.
Vision presbytéro -synodale de l’EPUF:
dimension presbytérienne: dimension personnelle, locale
dimension synodale: ancrage dans la communauté, dimension ecclésiale dont il faut tenir compte.

Comment préparer la prédication, interprétation vivante de la Parole de Dieu qui tient compte de l’auditeur, du texte et du lecteur ?
La démarche est une sorte d’ascèse puis de réouverture:
3 étapes

- Point de départ = la largeur de la vie, la richesse de l’église, le quotidien... tout ce qu’on porte comme expérience de vie
- En préparant la prédication, concentration progressive sur la responsabilité du prédicateur..on entre dans un rapport personnel et intime avec la Parole de Dieu; il faut qu’il se passe quelque choses entre le prédicateur et la Parole de Dieu

Au terme de cette relation intime et personnelle, on est prêt à prêcher.
- Alors troisième temps: la prédication= ouverture aux autres, partage, retour vers le monde; libération de la Parole partagée .
Frédéric Chavel évoque le texte biblique du songe de Jacob au gué de Jabbok (Genèse 32) et le voit comme une métaphore de la prédication: Jacob sait qu’i est envoyé vers son frère pour se réconcilier
Pour passer cela, il reste seul toute la nuit: seul ou pas seul ? c’est là que tout se joue; dans sa lutte avec l’ange, ce personnage symbolique dans lequel se concentre tous les enjeux.
Il est décidé à ne ressortir que quand il aura reçu la bénédiction; il ressort quand il s’est passé quelque chose entre lui et Dieu: alors, il e t capable de retourner vers les autres.

Donc double mouvement: du plus large de la vie et du monde vers le plus intime et le plus personnel puis à nouveau vers le monde
Karl Barth dit « la Parole de Dieu c’est la relation d‘interprétation entre la bible et notre vie à nous; ....la Bible dans une main, le journal dans l’autre «
A noter qu’il ne faut pas interdire de faire rentrer l’actualité dans la prédication mais ce n’est pas non plus une obligation.

Enfin, lorsqu’on sait ce que l’on veut dire, quel message partager, se pose la question de la rhétorique de la prédication: comment le dire ? comment tenir compte de l’auditoire pour l’accompagner dans ce partage de la Parole vivante ? .....

 

Formation prédication du 25/11/2017 matin

Le sens du culte – Professeur Nicolas Cochand

Objectif de la formation :

  • -  Situer la prédication dans l’ensemble du culte

  • -  Comprendre le sens du culte

  • -  Voir ce que nous faisons lorsque nous nous réunissons le dimanche matin :

    o Chanter o Prier
    o ....

    Bibliographie :

  • -  Olivier Bauer : « Les cultes des protestants » - 2017 – Editions Labor

  • -  Antoine Louis : « Le sens du culte » - 2010 - Editions Olivetan

    Qu’est-ce qu’un culte ?

    Rassemblement souvent dominical des fidèles des croyants pour un temps mis à part ; assemblée ;

    Mot de Jean Calvin : il a été important pour les liturgies, c'est-à-dire la manière de porter le culte. Sens du culte : « Honorer Dieu et le servir & en recevoir fruit et édification. »

    Mouvement des croyants vers Dieu et de Dieu qui se tourne vers les croyants.

    Culte = ce double mouvement.

    Gothdienst = all. Servir divin – service à Dieu

    Dans le culte chrétien : rencontre, échange, mais aussi beaucoup de motivation pour se retrouver le dimanche matin au temple, au culte.

    Si on se pose la question quel est pour moi le but d’un culte ?

  • -  Etre en contact avec le Christ

  • -  Expérience

  • -  Rencontrer les autres

  • -  Se rassembler

  • -  Accueillir, être accueilli tel qu’on est

  • -  Dans la différence

  • -  Se retrouver

  • -  Prier en communauté

  • -  Se ressourcer ensemble

  • -  Se conforter

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  • -  S’édifier

  • -  Se rappeler et rappeler les uns aux autres l’amour inconditionnel de Dieu, la grâce, l’accueil

    du Christ

  • -  Etre témoin

  • -  Annoncer une parole : l’Evangile

  • -  Temps d’arrêt

  • -  Temps à part, pour reprendre son souffle, retrouver du sens, se poser, se voir soit même

    différemment

  • -  Attente de type thérapeutique : être guéri, expérience d’une vie nouvelle, se faire du bien,

    recevoir quelque chose qui nous fait du bien

    Donc lorsque l’on fait le culte, on se retrouve avec des personnes qui n’ont pas toutes les mêmes attentes.

    Qu’elle est le moment du culte qui nous touche le plus ?

  • -  La communion

  • -  La grâce redite

  • -  La prédication

  • -  La bénédiction

  • -  Etc

    Ce qui nous fait dire qu’un temps de culte est un temps complexe où le prédicateur doit donner un message clair qui parle à plusieurs personnes avec des attentes différentes.

    Prédication commune à l’ensemble des églises chrétiennes.

    6-8 minutes = temps d’attention

    Actes des Apôtres : Paul a parlé toute la nuit. Aujourd’hui, il serait difficile de prêcher plusieurs heures. Tout dépend des périodes et des contextes.

    Le culte est quelque chose d’étonnant, d’inhabituel : écouter, se lever, chanter, prier

    S’isoler avant pour ne pas être détourné par les échanges avant. Discussions et ce n’est qu’au bout de la musique d’accueil que les personnes se taisent.

    Il y a 25-30 ans, l’accueil était plutôt un temps de recueillement en silence.

    Les attentes sont donc différentes et contradictoires en fonction des personnes de l’assemblée.

Quand commence le culte ?

Quand l’officiant commence ? Avec la musique ? Quand je suis sortie de chez moi ? etc.  Complexe.

Objectivement : la musique / cloches - vision luthérienne = début du culte.

Un culte se déroule donc dans un contexte : éléments culturels, d’ambiance, d’événements extérieurs, des évolutions de l’époque.

Faire en sorte que les personnes, entendent et reçoivent quelque chose. Privilège de parler pendant 6, 8 minutes sans être interrompu. Ce qui montre que l’on attente quelque chose de la prédication.

Culte = temps hors norme.

Pourquoi le dimanche matin ?

Dimanche = jour du Seigneur (étymologie)
Résurrection du Christ / tombeau vide = 1er jour de la semaine – semaine juive – dimanche matin

Empire romain : le dimanche n’est pas un jour spécifique. Avant l’édification de l’Eglise = on se rencontrait le matin, prêche tous les jours.

Idem 16ième siècle : Calvin jusqu’à 20 fois par mois.
Lettres de Paul : manière dont il parle de la Cène = fin d’après-midi.
Pas de commandement biblique qui nous dit que c’est le dimanche !
Pas de nécessité de le faire le dimanche matin. Cela ne dit pas pour autant qu’il faut changer.

Comment se déroule un culte ?

Rythme, tradition (locales), mais malgré tout, il existe des textes de référence.

EPU (réformés, évangélistes luthériens) pas de liturgie de l’Eglise Protestante Unie. Pas de volonté de se mettre d’accord. Estimé qu’il n’était pas nécessaire d’avoir une liturgie commune mais qu’il s’agissait d’une unie de courants différents. Donc 2 types de litur.

- Jaune moutarde 1983 – Luthérienne (commun avec les alsaciens) - o Site internet EPUDF

  • -  Jaune - 1996 (date du synode qui l’adopte) – ERF - Réformée

  • -  Liturgie luthérienne – 2016 en Alsace – UEPAL.fr

    Pas de liturgie pour l’EP Unie
    Classeur avec 5 déroulements et des variantes de textes.

  • -  Lit. 1 et 2 avec et sans cène

  • -  Lit. 3 - baptêmes

  • -  Lit. 4 - petites assemblées

- Lit. 5 - déroulement plus biblique

Maintenant, liturgie pour les temps de fêtes.

Voir site epudf.fr : « vivre l’Eglise » - « vie spirituelle » – « prières & cultes » – télécharger les liturgies

1963 : nouvelle liturgie verte – comme 68 suit, on s’en écarte très rapidement. Après 1968 : on s’écarte de cela : « la lecture par les pasteurs dans le livre de liturgie ».

Désormais, la liturgie est quelque chose de l’ordre de la création chaque dimanche. Extrêmement choquant pour un catholique ou un orthodoxe.

Entre 63 et 96, flottement. Aujourd’hui, textes synodaux apportent quelques éclairageon a élargi la créativité à l’ensemble du culte. Aujourd’hui, on arrive dans une phase où on se questionne à nouveau. Faut-il ou non dire tous les dimanches la même prière ?

Pendant longtemps, en France diffusion d’un classeur pour chaque temps du culte des textes et variantes. Il existe encore dans certaines paroisses.

Liturgie verte succède à la liturgie noire (1898 – synode général officieux) : liturgie qui fera référence jusque 63. Elle se réfère à ce qui s’est mis en place au 16ième siècle. Liturgie en français y compris pour la Sainte Cène. Adaptation de ce qui existe. Eléments du culte remonte à l’antiquité pour certains textes. Dans la structure générale, c’est aussi très ancien. On va prendre la liturgie en latin, la traduire et l’adapter.

Prière de J Calvin : très forte impression du pêché. Elle n’est pas de J.Calvin, 1538-1541 il est à Strasbourg. Il conduit le culte et prêche chaque jour et utilise la liturgie en allemand (Busser ?) adaptation de la liturgie latine. 1533, 1ère liturgie en français. Cette prière est donc une adaptation d’un texte de l’époque médiéval (« humain indigne par lui-même »)  montre un fort élément de tradition dans le culte.

Calvin est appelé à Genève mais demande de poser certaines choses : textes, prières, déroulement du culte : 1542, quelque différences par rapport à la lit. De strasbourg.

Grâce divine se reçoit de la parole reçue dans la foi. Parole proclamée et reçue dans la foi. Donc prédication = élément central car formule la BN pour un jour donné et des personnes. Prédication devient le cœur du culte. Ensemble du déroulement du culte est centré sur la « grâce par la foi ». Pour recevoir dans la foi il faut donc entendre. L’ensemble du culte doit être compréhensible, objectif existentiel, pouvoir recevoir la grâce. Il faut donc que ce soit intelligible, en français pour la comprendre. Il faut toucher le cœur et que l’entendement illuminé = témoignage intérieur du Saint Esprit, que chacun puisse dire AMEN = C’est vrai, ici et maintenant je reçois la grâce divine.

Dieu se donne comme parole: sainte Cène = parole visiblecontinuité entre parole et la communion. Signifie que le Christ se donne au croyant. Il est donc important de participer en comprenant : dans le cœur et l’intelligence.

/!\ Luthériens et calviniens s’étaient séparés sur le sens de la sainte Cène.
1973 : le concorde de Léonneberg ?? fait se rapprocher luthériens et calvinistes.

Il faut retenir que le 16-ième donne une importance capitale à entendre et comprendre ce qui se dit au temple.

Spécificité réformée française qui fait que l’on s’éloigne de ce qui semble catholique « signe de croix », « se mettre à genoux », etc.

A savoir, dans Vatican 2 : plus de génuflexion.

Chez les luthériens, on peut s’agenouiller. La liturgie verte suggérait de s’agenouiller au moment de la confession des péchés. Disparu dans la liturgie jaune.

Messe en latin, traduite et adaptée mais violemment critiquée par les réformateurs. Elle s’adressait à une liturgie médiévale. Vatican 2 (62 à 65), a autorisé l’usage de la langue locale. Dernièrement, refonte du texte en français pour les catholiques de langue française. On ne peut plus critiquer avec les éléments de Calvin ou de Luther. Curé de base de comprenait presque pas le latin. Quand Luther pose des questions dans les églises locales, il est effaréénorme besoin de formation théologique, mise en place du KT pour former les curés puis le peuple. La liturgie réformée a donc une fonction de former les gens, leur donner une structure de foi.

A l’époque : Avoir l’assurance que la grâce seule nous est donnée par la foi. On est très inquiet du salut, de l’amour de Dieu. Le culte réformé, forme les esprits. 1ere parole : affirmation de la grâce : « La grâce de Dieu ... » (texte biblique). On dit en premier : la grâce vous est donnée.

Le culte chrétien est placé sous le signe de la grâce (annonce et proclamation). Dieu fait le premier pas = sens du culte. Nous sommes là car nous avons répondu à un appel. Réponse de la foi. Mouvement de la personne vers Dieu est second. C’est aussi au cœur de la prédication mais c’est l’ensemble du culte. Poser l’assurance de la grâce.

Comment on fait son salut ? On ne le fait pas, on le reçoit dans la grâce seule et dans la foi.

Ce n’est plus spécifique aux protestants, car nous sommes en accord avec les catholiques : déclaration conjointe sur la doctrine de justification de 1999 (texte dispo. en FR sur le site internet du Vatican): travaux entre luthériens et catholiques. Nous sommes d’accord sur l’essentiel mais divergeons sur certains points = consensus différencié. En accord sur : Dieu justifie le croyant par grâce: Sola Gracia et que c’est l’élément central. Les méthodistes se sont associés à cette déclaration. Les réformés également, l’an dernier. L’église anglicane est en cours.

On ne peut plus dire aux catholiques qu’ils ne croient pas à la primauté de la grâce. L’ensemble du culte : affirmation de la grâce.
« Le culte chrétien une perspective protestante » Ermanno Genre – 2006 – Ed. Labor
Dans le culte célébré aujourd’hui, il y a des spécificités mais c’est d’abord un culte chrétien. O.BAUER interroge les perceptions, les cinq sens.

Année liturgique : temps distincts marqués par des couleurs.

  • -  Année liturgique commence au 1er dimanche de l’avent.

  • -  Temps de l’avent à Noël épiphanie

  • -  Temps ordinaire jusque carême

  • -  Temps de carême – pâques jusque pentecôte – dimanche de la trinité –

  • -  Temps ordinaire ou temps de l’église – fête des récoltes – jusque fin novembre

    Propre aux réformés d’avoir détruit le visuel : ce qui était jugé comme une superstition autour des objets. Traité des reliques de Farrel : extrêmement polémique. Affaire des placardages contre la messe catholiqueabolition du vêtement clérical.

    Robe fait partie des signes d’autorité que l’on a supprimé dans les années 70. Cela dépend des régions. Faut-il porter la robe ? C’est une vraie question. La robe pastorale supprime les réflexions sur les habits.

    Pas de signe pour nous rappeler le baptême. Le bénitier est là dans les églises pour le rappeler. Adopter un esprit critique mais ne pas tout démolir.

    Parole première du culte : « La grâce et la paix vous sont données ». Il faut sans cesse se rappeler sous cette grâce. Un dialogue s’institue avec Dieu. Il y a église là où la Parole est droitement prêchée et culte correctement célébré et il faut ajouter reçu dans la foi. On parle de Proclamation de la Parole.

    On célèbre la Cène quand on communie et inversement. Selon Calvin, il faudrait communier une fois par semaine. Il y a eu des périodes où on ne communiait pas. Puis un décret papal pour au moins une fois par mois. Au 20ième siècle, introduction de la Cène au moins une fois par mois. Article dans la constitution de l’EPU. Devenir prédicateur, cela peut aussi être célébrer la Cène.

    Pratique catho. Extrêmement fréquemment = pratique nouvelle.

    C’est dans ce contexte là que la réforme à lieu pour passer de 1 fois l’an à 4 fois l’an. On est entre la sacralisation (ne pas le faire) et la banalisation (le faire systématiquement). Bien ou pas bien : chacun à sa propre réponse. Recevoir les dons de Dieu on peut le faire très souvent = idée de Calvin. Aspect communautaire (cercle). Quelle dimension personnelle ? Quelle dimension communautaire ? Il faut se poser la question sur ce qui nous fait du bien.

    Communion = prendre le pain et le manger / boire à la coupe (ou au gobelet). Vision de Calvin =

    Question dans l’assemblée : faut-il être baptisé pour communier ? ERF a ouvert une porte, ce n’est pas totalement grave, le pasteur propose parfois de préparer le baptême.

20ième siècle, pratique du Notre Père, tous ensembles, à haute voix. Les pratiques se sont modifiées au fil du temps.

Chants religieux, chorales de chants spirituels de textes bibliques. Francophone, effort de versification et mise en musique des psaumes. On prend de la musique telle qu’elle se chante. Chant des psaumes à l’unisson (à 4 voix chez soi). D’où le psautier de la réforme. Ensuite, chorale de Bach, reprise de cantiques du 16ième. Cantiques du 18 et 19ième siècle. Voltaire parlait des brailleurs de psaumes. Cantique = lieu d’émotion alors que le culte est plutôt cérébral. Cantique est une prière chantée. On s’adresse à Dieu = prière. Fin 19ième introduction des réponds/spontanés sous l’impulsion d’Eugène Bercier (pasteur).

Prière = parole adressée à Dieu.
Prières dites par une seule personne pour les autres.

« La grâce et la paix nous sont données de la part de Dieu notre Père » : l’officiant le dit aux autres de la part de Dieu mais en tant que croyant il se situe aussi sous cette grâce.

Luther parlait de joyeux échange d’une manière générale entre le croyant qui offre et reçoit.

Cela nous invite à réfléchir à la place d’où nous parlons en tant que liturge ou en tant que prédicateur. On parle en « je » ou en « nous ». Parler avec les autres à Dieu.

Mot Amen = appropriation par tous de ce qui est dit.

Puis il y a un envoi : nous nous tournons comme témoins de cette grâce et porteur de cet amour vers les autres.

Dans le NT, on a déjà la trace la vie cultuelle des communautés locales. Beaucoup de trace qui sont des éléments cultuels. Se référer à l’écriture. Souvent nos prières sont habitées de langage biblique. 

 

IPT, Formation à la prédication
25 novembre 2017, après-midi
Anne-Laure Danet, pasteure à Paris-Montparnasse Que prêcher ?

Idées et questions que les participants associent au titre : Contenu

Quels textes
Donner la parole de Dieu
Que transmettre
Quelle interprétation
Quelles leçons tirer
Que dire
Quel message
Qu’attendent les autres ?
Contexte
Quels effets recherchés ?
Quel enseignement ?
Comment actualiser ? Contextualiser
Prêcher = enseigner ?
Quel matériau
Comment prendre en compte la situation actuelle ?

Point de vue des auditeurs Point de vue du prédicateur Contexte
Outils

Qu’est-ce qui n’est pas une prédication ?

Contributions des participants

  •   une étude biblique, une exégèse

  •   un cours de théologie

  •   explications de texte

  •   exposé philosophique

  •   une abstraction

  •   une leçon de morale

  •   temps de réprimande

  •   message qui exclue ni condamne

  •   consignes, instructions, interdictions

  •   un discours politique, une tribune politique

  •   mise en valeur du prédicateur

  •   raconter sa vie dans tous les détails

  •   épanchement personnel de ses états d’âme

  •   passer ses idées et ses convictions

  •   un monologue sans queue ni tête

  •   une conférence

  •   comédie

  •   une catéchèse

  •   enfoncer dans la tristesse

  •   ennuyeux

  •   hypocrisie, jugement des autres

Formation à la prédication, 25 novembre 2017 1

 dire tout sauf la parole de Dieu Qu’est-ce qu’une prédication ?

Contributions des participants

  •   Annonce de la bonne nouvelle

  •   Annonce de l’Evangile

  •   Diffuser la bonne nouvelle

  •   Parler de la grâce de Dieu

  •   Faire ressentir que Jésus nous aime

  •   Amener les gens à Christ

  •   Rendre le Christ vivant dans les têtes et les cœurs

  •   A emporter avec soi pour la semaine

  •   Un message de joie

  •   Un soutien pour avancer dans sa foi

  •   Enrichissement

  •   Que les gens ressortent avec des encouragements

  •   Tout discours dans la Bible est la source

  •   Une interprétation de la parole

  •   Explication de texte

  •   La parole transmise

  •   La parole expliquée

  •   Interprétation du texte qui tient compte de notre tradition théologique

  •   Actualisation d’un texte ancien

  •   Rendre la parole plus accessible

  •   Que la Parole se vit aujourd'hui et dans le quotidien

  •   Parole de Dieu aujourd'hui pour nous

  •   Une communion de la parole

  •   Enseignement

  •   Un dialogue

  •   Partage

  •   Un message ouvert qui fait aller plus loin

  •   Des mots qui bousculent

  •   Du poil à gratter, à réfléchir

  •   Des mots qui recentrent sur le Seigneur

  •   Des mots qui ravivent la foi

  •   Message de paix, d’union

  •   Une boîte à idées

  •   En regard avec des questions personnelles et actuelles

  •   Introspection

    Résumé

    Forme : enseignement, dialogue, ...
    Message : annoncer la bonne nouvelle
    Lecture existentielle
    Il faut chercher l’articulation entre le texte biblique et ma vie aujourd'hui, dans la société où nous vivons.

Formation à la prédication, 25 novembre 2017 2

La Bible dans une main, le journal dans l’autre.

Résumé

Ce que la prédication n’est pas

  1. ce n’est pas une étude biblique, et c’est sans doute le plus difficile, car nous partons d’une étude du texte pour élaborer la prédication

  2. pas un cours de théologie, ni sur l’histoire des réformateurs,

  3. pas une leçon de morale – c’est facile à dire ...

  4. pas un exposé de ses opinions perso

Ce n’est pas une paraphrase. Les gens qui m’écoutent sont aussi intelligents que moi !! Nous sommes tous à égalité devant le texte. Chacun va s’exprimer à sa façon. Les amener ailleurs. Vers ce que j’ai découvert et qui me nourrit.

Ce que la prédication est

Ecouter, se mettre à l’écoute, pour y entendre la parole de Dieu. Donc, ne pas coller au texte. Le texte a une épaisseur. Nous ne sommes pas des chrétiens au premier siècle après JC. Nous ne pouvons pas faire l’économie de l’interprétation. Nous n’avons pas d’autre choix que de nous risquer dans une interprétation Ecouter et interpréter.

Tenir compte de l’actualité
Ne peut être un monologue, c’est forcément un dialogue.
Pas un acte solitaire, mais un acte solidaire, car notre travail est de faire des liens.

Calvin : Quand je prêche je suis la bouche même de Dieu.

D’abord et avant tout rendre présent JC.

Nous sommes tous amenés à témoigner
Christ est la vérité de ma vie – ce n’est pas réservé au dimanche matin.
Sans le savoir, vous prêchez toute la semaine.
En tant que prédicateurs nous sommes des courroies de transmission, je dis une parole que Dieu m’adresse à moi et aux autres à travers moi. Importance de la prière pour se laisser inspirer par le saint esprit. Je ne prêche pas d’abord mes propres convictions théologiques, je me laisse transformer, interpeler par le texte. Cela n’empêchera pas que ma prédiction peut être discutée. Dire en quoi ce texte nous rejoint, nous questionne, nous interpelle.

Comme Jean Baptiste nous pointons du doigt vers le Christ (cf tableaux qui représentent JB). Nous souhaitons que toute l’assemblée regarde vers le Christ (et ne regarde pas notre bras tendu) comme Jean Baptiste. Cela passe forcément par le prédicateur.

Un texte est une architecture, comme une maison, avec une entrée, RdC, les étages, sous- sol.
Matthieu s’adresse à une communauté au 1er siècle. Truffé d’allusions à l’AT, la majorité de son public était probablement juive. Ce n’est pas notre cas. Il répond aux questions de son auditoire, pas aux nôtres.

4 évangiles décrivent le même objet, ils ne racontent pas l’histoire de Jésus, ils répondent aux préoccupations d’une communauté. Ce Christ crucifié ressuscité qu’est-ce que cela veut dire ? Gens qui ont écrit après Pâques. Ils prennent un angle. Inadéquation entre le texte et la parole de Dieu. Le texte devient parole de Dieu quand je me laisse inspirer.

L’église est le lieu où la parole (pas le texte) est proclamée.
Avant de démarrer votre travail sur le texte, vous ne savez pas ce que vous allez dire dans votre prédication. Il faut se laisser surprendre. Le texte devient une parole vivante.

C’est une rencontre avec Dieu, créer les modalités pour que cette rencontre avec JC puisse avoir lieu. Ce n’est pas seulement communiquer un message, un savoir. Il s’y passe

Formation à la prédication, 25 novembre 2017 3

quelque chose. C’est Dieu qui travaille dans les cœurs et les consciences. Ça libère le prédicateur. Garde le prédicateur de tout orgueil.

Acte de communication. Si nous n’habitons pas ce que nous disons cela ne se passera pas. Les gens ont un sixième sens. Le premier destinateur de la prédication c’est le prédicateur lui-même. Il faut que ça passe par le prédicateur.
La parole qui m’a touché dans le texte n’est pas forcément celle qui touchera les autres. C’est l’affaire de Dieu de toucher.

Communication orale. Ne pas tout dire sur le texte !! Incarner ce que je dis pour y mettre le bon ton sans sur-jouer. Partager quelque chose avec quelqu'un.

La place de la prédication dans le culte ?

Prédication
Lecture biblique
Prière d’illumination Volonté de Dieu
Pardon
Repentance
Louange
Accueil, proclamation de la grâce

Cène
Confession de foi
Offrande
Annonces
Intercession
Notre Père
Envoi
Bénédiction (dire et faire du bien)


Un concentré de la vie chrétienne, résumé en une heure, cheminement spirituel.
C’est toujours Dieu qui parle en premier. Nous ne partons pas dans le même état que nous sommes arrivés.

AL Danet articule tout le culte avec le texte.

Savoir que je ne peux pas tout dire. Garder 2 idées maximum dans une prédication.

Ne pas faire écran au texte. Je connais le texte et projette dessus. Lire le texte comme si c’était la première fois.
Je n’ai pas une idée à faire passer. Je ne sais pas ce que je vais découvrir.
Difficile à enlever le catéchisme qu’on a appris. Or, la Bible n’est pas un catéchisme. Découvrir le texte à nouveau.

Tradition : on a toujours fait comme ça, on a toujours lu et compris ainsi. Se risquer dans une lecture. Le problème n’est pas d’être bon ou pas.
Si je force le texte, le texte va résister. Il se peut qu’on travaille un fil pendant une heure pour se rendre compte qu’il ne tient pas. Du coup, laisser tomber l’idée. Témoignages d’hommes et de femmes qui disent leur foi en Dieu. La Bible fait découvrir qui est le Dieu de JC.

AL Danet cherche la question du texte. Pour quoi ce texte ? En quoi cela me concerne-t-il ?

Exemple : lettre de Paul aux Galates sur la circoncision
A quelle question Paul répond-il ?
En surface : circoncision oui ou non ?
Question essentielle : C’est quoi être libre en Christ ? Question traitée dans toute la lettre aux Galates. Le salut ne vient que du Christ. Je ne peux ni rajouter ni retrancher quelque chose. Le Chrétien est libre en Christ.

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Exemple : Matthieu 27. 50, récit de la passion.
Déchirer, trembler, fendre, s’ouvrir = verbes d’accouchement. Une nouvelle naissance. Récit de création Quelque chose de neuf qui arrive.
L’accès à Dieu est complètement ouvert par la croix. Le gouffre qui nous sépare de Dieu est comblé. Dieu s’approche de moi en JC. Il ne le fait pas là où je l’attends, il le fait dans la plus grande faiblesse. Du coup, dans la vie ne pas chercher une voie de toute-puissance, mais au service. Qu’est-ce qui me fait courir, me guide ?
Si je dis « cela me rend moins aveugle » je ramène à moi. Mettre le Christ au centre.
La mort de Jésus permet la vie (ici, nous ne sommes pas encore à la résurrection). Cette vie est éternelle en ce sens que ce n’est pas notre œuvre, personne ne peut y toucher.
La gloire de Dieu = présence de Dieu. Dieu manifeste sa gloire en Jésus en croix. Dieu est du côté du crucifié, il n’est pas ailleurs.

Quel bagage pour pouvoir faire une prédication ? Quand le texte est de Matthieu, lire tout l’évangile. Par exemple, regarder les différentes occurrences de petit, enfant, renoncement à la puissance.
Les auteurs écrivent avec une très grande cohérence théologique. Donc lire tout le livre où se trouve le texte sur lequel je prêche.

http://www.lexilogos.com/bible.htm

Replacer le texte dans son contexte, ses références à l’AT.

Chercher la question qui est sous le texte.

Si je lis au raz du texte je tombe dans la morale.

Se mettre dans une démarche de confiance par rapport au texte. Se laisser travailler par le texte. Cela prend du temps. L’esprit travaille en nous.
Je ne sais pas quelle parole va toucher les autres et c’est tant mieux. L’important : transmettre l’enthousiasme, que les gens partent revigorés.

10-12 minutes

C’est le texte qui guide la forme.
Il est possible d’interpeler les gens. Ecrivez votre texte.
1 page Arial 14 = 3 minutes
1 page Arial 18 = 1 minute

Pour commencer, prendre un seul texte. Cela peut être l’AT ou l’épître, pas forcément l’Evangile.

Qu’est-ce que je découvre sur ce Dieu en qui je crois ?

Saint Augustin : comprendre ce que je crois (ce n’est pas la foi du charbonnier, important d’avoir un esprit critique !) pour mieux croire ce que je comprends.

Si vous croyez quelque chose à 99% vous pouvez le mettre à la poubelle parce que vous n’y croyez pas, vous n’allez pas engager votre vie dessus.
Notre foi, notre compréhension évoluent tout au long de notre vie.

Remettre le texte dans le livre dans lequel il se trouve. Ne pas pêcher à droite et à gauche.

Exemple : Livre de Ruth
N’a pas été écrit au temps des juges. Esdras et Néhémie : lors du retour d’exil (3 siècles plus tard), tous ceux qui ont des femmes étrangères, dehors. Pureté pour l’identité. Petite voix

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différente dans Ruth : le projet de Dieu n’est pas l’appartenance à une terre, mais à un projet. Et cela passera par une étrangère qui deviendra la grand-mère du roi David. Réponse à une situation bloquée.

Attachez-vous aux mots ! Les mots sont chargés. Ils ne sont pas choisis par hasard !

Chaque auteur a son vocabulaire, son langage théologique. Le mot péché n’a pas le même sens chez Paul que chez Matthieu.

Pour certains textes il faut faire des liens. Par exemple pour Matthieu avec l’AT. Projet de Matthieu : montrer que JC est roi, prêtre et prophète.
Evangile de Jean : amour et aimer sont omniprésents, l’amour de Dieu manifesté en JC. Pas besoin de se balader ailleurs.

Le but du texte est d’annoncer l’Evangile et non pas d’être utile. C’est quoi les effets du salut dans nos vies ? Comment rendre vivant la bonne nouvelle dans ma vie et celle des autres.
Lecture qui provoque quelque chose en nous, qui nous transforme.

L’Evangile = une joie à partager, cela n’écrase pas, ne plombe pas.

Pour ramener Ruth dans l’aujourd'hui : émigration économique, aller-retour, lors du retour, Ruth connaît les codes et peut ruser pour se réintégrer. Dans ce texte, chacun fait un pas vers l’autre alors que en l’Occident on admet généralement que le migrant doit s’adapter, apprendre la langue, etc.

Mt : réconciliation. D’une urgence partout sur la planète aujourd'hui.

Ne pas faire une prédication thématique. Prendre un texte d’Evangile et trouver une unité.
Epitre : Paul répond à des questions ou problèmes explicites de la communauté. Exemple pris précédemment sur la grâce à laquelle il n’y a rien à ajouter. Et qu’est-ce qu’on rajoute
dans nos églises !